( 9 août, 2008 )

et voilà, c’est la fin….

Et oui, voici mon dernier article,

un joli petit conte de mon cru. Comme d’habitude, les mots suivis de * sont définis à la fin de l’histoire. Je m’excuse à l’avance pour tout les aller-retour que vous allez faire à la lecture.

Je vous préviens aussi que cette petite histoire fait quand même une dizaine de pages sur words, alors j’espère que vous avez du temps….

Les nains et le chasseur d’esprits!

Il était une fois, dans un pays fort, fort, fort lointain, d’adorables petits nains qui vivaient dans une quiétude paradisiaque.

Ils étaient au nombre de cinq et se prénommés Isaac, tenant toujours une pomme dans la main, Jules qui ne se sépare jamais de son livre, William, l’esprit le plus lumineux du groupe, Charles le maniaque de la propreté et Jean-Jacques, le passionné de mycologie. Ils habitaient dans une adorable petite case dite en ruche d’abeille*.

Leur demeure était construite sur un petit tertre en terre battue, maintenu par un soutènement de pierres sèches.

La case était constituée d’un poteau centrale taillé dans un bois dur, le chêne gomme. Autour de ce poteau étaient placés de petits poteaux d’un mètre cinquante qui, assemblés par un faisceaux tressé de roseaux souples, permettaient de supporter la charpente. Cette dernière était composée de solives et de gaulettes sur lesquelles reposaient un joli tressage de feuille de cocotier et du chaume.

Cette case était surmontée, au niveau du poteau central, par une flèche faîtière, symbole de leur famille. La leur représentait une énorme et très belle pomme rouge…

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Les nains étaient très heureux dans leur maison et ils passaient très souvent leur après midi, assis sur leur terrasse à l’abri d’immenses bougainvilliers.

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Un jour, pourtant, il se passa quelque chose d’étrange à l’intérieur de leur case. Tous les meubles avaient, on ne sait comment, changé de place.

Jules trouva cela bien étrange et décida d’aller regarder dans ses grimoires, s’il ne trouvait pas la réponse à cet étrange phénomène. Pendant ce temps, Jean-jacques alla préparer le repas du soir, une bonne poêlée de champignon.

A table, Jules leur apprit qu’il n’avait absolument rien trouvé. Ils étaient tous très inquiets car ils ne comprenaient rien pas ce qui c’était passé. Charles eu une idée :

Et si nous allions voir nos marraines les fées, elles seront sûrement nous dire ce qui s’est passé !!!

Tous approuvèrent cette idée de génie !!!

Après le dîner, ils allèrent tous se coucher avec l’esprit beaucoup plus léger, certain que les fées trouveraient une réponse.

Malheureusement, la nuit ne fut pas des plus tranquille pour eux. Tout commença vers minuit, d’abord ce fut des grands coup frappés sur les paroi, puis des porte et fenêtres claquées et enfin de grand hurlements.

Effrayés, ils sortirent rapidement de la maison. Personne n’osait plus y retourner.

« Mes chers amis, je pense que notre case a été enboucanée* » dit d’une voix assurée William, « nous devons absolument aller chez nos marraines ! ».

Le chemin étant assez long, et ne pouvant pas aller se recoucher, ils partirent tout de suite. Ils marchèrent toute la nuit et en fin de matinée, ils arrivèrent enfin chez leurs marraines : Carassaneva et Melusirého.

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Malheureux-contreusement, les fées n’avaient pas vraiment beaucoup de temps à leur accorder, elles étaient en train d’enfourcher leur balais volants quand les nains arrivèrent.

- « Marraines, nos bonnes fées » s’écria Isaac, « ne partez pas, où allez vous ? Nous avons un gros problème, pouvez vous nous aider ? »

Les deux fées se retournèrent, un grand sourire aux lèvres !

- « nous sommes vraiment désolée, mais nous n’avons pas le temps ! Nous sommes enfin invitées à la rave partie de Cendrillon !!! Enfin !!!!!! Vous savez, ceci n’a lieu qu’une fois par an et il y aura tout le gratin, on a vraiment eu de la chance,  alors, vraiment désolées, mais débrouillez-vous tout seuls, ou attendez notre retour dans deux jours ! Tata !  

Les nains dépités, regardèrent leur marraines s’envolaient sans un regard en arrière ! Triste, il reprirent le chemin de leur maison.

- « Qu allons –nous faire maintenant ? » se demanda Jean-jacques.

Aucun des nains n’avaient de réponse, ils marchèrent dans le silence. Chemin faisant, ils attendirent une sorte de sifflement et une voix avec un drôle d’accent.

- « sssssssssssssssssssss, banjur mes frères, vous êtes ban ou quoi ? hé, lôngin!! c’est quoi ces mines de déterrés ?

-  Heu… bonjour monsieur, mais qui êtes vous ?          

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-  je suis Tché, le plus cool des tricots-rayés* de Nouvelle-Calédonie,  c’est quoi vote problème ?    

- Nous pensons que notre case a été emboucanée. Nous étions partis voir nos marraines les fées, mais elles n’ont pas pu nous aider ! Nous ne savons plus quoi faire !

- Awa* !!! Je vous plains vous zautes, mais cassez pas la tête, je crois que j’ai la solutian, j’ai entendu dire qu’il existait un homme qui parlait avec les esprits, y peut’ete vous aider..

-  C’est vrai ???Savez-vous où il habite ?                       

-  Ben là, attention la tête! C’est pas à côté, faut barrer vers le désert, traverser les forêts de niaouli, et après trouver une grotte au pied d’un bonhomme de pierre.                                

- Le désert…, je sais comment y aller, mais après…que faisons-nous ? demanda Jules .    

A l’unanimité, tous les nains décidèrent de partir, ils devaient trouver cet homme. Ils remercièrent chaleureusement Tché, et suivirent Jules en direction du désert.

La traversée du désert dura plusieurs jours. Les nains n’en pouvaient plus, ils avaient chaud, la marche dans le sable était très pénible et ils devaient sans cesse escalader de gigantesques dunes de sables.

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Un soir qu’ils campaient autour d’un bon feu (les nuits sont froides dans le désert…), ils entendirent des chevaux au galop! espérant pouvoir en attraper quelques un, ils partirent dans la direction du bruit. Malheureusement les chevaux avaient des cavaliers et ils n’avaient pas l’air très commodes…, les nains se tapirent derrière un petit monticule de sable et les espionnèrent.           

Le groupe de cavaliers était attroupé autour d’un des hommes, sûrement leur chef car il avait une certaine prestance. Ce dernier avança vers une dune de sable est dit  » Sésame, ouvre toi ». Il y eu alors un énorme bruit, suivi d’un léger tremblement de terre. Les nains furent effrayés et tétanisés lorsqu’ils virent la dune s’ouvrit et les cavaliers s’engouffrer dans les profondeurs de la terre!

-  »Ce sont sûrement des trolls » dit Isaac, « ne restons pas là, ce sont des êtres sanguinaires, il ne faut pas qu’ils nous trouvent à leur sortie »

- « je ne pense pas qu’il s’agisse de trolls » répondit Jules, « mais tu as raison partons! »                 

Les nains retournérent à leur campement, atteignirent le feu pour ne pas se faire repérer, et se couchèrent peu rassurés.

 

Le lendemain, ils se réveillèrent tranquillement, rien ne c’était passé durant la nuit. Ils reprirent alors leur chemin, en espérant arriver bien vite dans les fôrets de Niaoulis car le peu de provision qu’ils avaient emporté commençait sérieusement à s’épuiser.

En fin de journée, cette inquiètude s’en alla, ils voyaient l’orée d’une immense forêt de niaoulis*.

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Ils installèrent leur campement en bord de forêt et firent le point. 

- Sais-tu si la forêt est longue à traverser, demanda William.

- Non, répondit Jules, c’est la première fois de ma vie que je dépasse le désert et je n’ai pas le souvenir dans mes lectures d’informations sur cette forêt.

- Depuis notre entrée dans le désert, nous marchons en direction du nord, pourquoi changer maintenant ?dit Isaac, peut-être rencontrons nous des gens qui pourront nous indiquer le chemin.

- Oui, nous allons continuer vers le nord, repris Jules, mais j’espère que nous sommes proche de notre chasseur d’esprit car j’ai vraiment envie de retrouver notre petite case agréable. 

Sur ce, ils se couchèrent après avoir dévoré le repas de Jean-Jacques à base de champignons. 

Le lendemain, ils entrèrent dans la forêt. Ils marchèrent pendant deux jours sans ne rien voir d’autre que des niaoulis. Au bout du deuxième jour, l’aspect de la forêt changea, il y avait maintenant des fougères arborescentes et des banians. Ils passèrent même à côté d’un énorme buisson épineux au delà du quel ils pouvaient apercevoir un château féerique. Mais l’aspect du buisson et la sensation de silence qui se dégageait de cet endroit (comme si tout ce qui se trouvait derrière était plongé dans un profond sommeil) les découragèrent de s’y aventurer.

En fin de journée, Charles proposa que l’un d’eux grimpe sur un banian, peut-être que de la haut, ils apercevraient la fin de la forêt, ou une habitation… 

Jean-Jacques et William se proposèrent. Le Banian était tellement haut, qu’ils avaient besoin de monter à deux pour faire le relais.

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-William, mon ami william ne vois-tu rien bouger?

- Hélas, non , mon chère Jean-Jacques, je ne vois que les étoiles qui scintillent et les arbres qui ondoient.

- Regarde bien, regarde encore, ne vois-tu rien de plus ?

- Si!!!! J’aperçois au nord-est une lumière et de la fumée, on dirait qu’il y a une chaumière !

 Ils descendirent vite de l’arbre afin de prévenir leurs camarades. Tous furent d ‘accord pour se diriger vers cette demeure. 

Au bout d’une heure de marche, ils débouchèrent dans une petite clairière au centre de laquelle se trouvait la petite chaumière.

C’était une maison bien étrange. On y accédait par un petit chemin bordé de gros corossol*. Les murs étaient blanc, veinés d’orange et de violet : ils étaient construit à l’aide de purée de squash* et d’Igname* au lait de coco. La porte était un énorme coco* coupé en deux et des pommes lianes* remplaçaient toutes les poignées, celle de la porte et des fenêtres. Le toit était recouvert de régime de banane et un ananas servait de cheminée. De cette cheminée, sortait une fumée à base d’omai*.

 Charles alla frapper à la porte, une vieille dame ouvrit :

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- Bonjour messieurs, que puis-je faire pour vous ?

Les nains furent surpris, ils ne s’attendaient pas à un accueil aussi courtois.

- Bonjour, nous nous sommes un peu perdus dans la forêt, nous cherchons un chasseur d’esprits qui habiterait aux pieds d’un homme de pierre.

- Vous parlez d’Ito, le chasseur de fantôme qui habite aux pieds du bonhomme de pierre? Je le connais bien, c’est un vieil ami à moi. Si vous voulez, je vous indiquerai le chemin demain. La nuit est déjà tombée et je suppose que vous devez avoir faim et que vous êtes fatigués ?

Les nains répondirent tous en cœur : « oh oui !!!! »

- Alors, entrez dans mon humble demeure et venez partager mon repas, j’ai préparé un bon bougna roussette* 

Les nains entrèrent et ne se firent pas prier pour déguster ce délicieux repas.

Le lendemain matin, la vieille les réveilla de bonheur :

- Vous avez encore du chemin, mais d’ici demain, dans la journée, vous arriverez sur la plage de la roche percée. C’est là, que s’élève le bonhomme de pierre. La grotte est située à quelques centaines de mètres au sud est.

-  Et pour aller jusqu’à cette plage, comment faisons-nous ? demanda Isaac.

- Prenez d’abord un bon déjeuner et de quoi manger pendant votre voyage, je vous monterez après, du pas de ma porte, le chemin. 

Les nains mangèrent, prirent des réserves et alors, la vieille leur expliqua le chemin. Ils devaient continuer vers le nord et lorsqu’ils arriveraient devant une statut représentant une femme poisson, ils devraient prendre la direction de l’ouest.

Jules curieux demanda des renseignements sur cette statut étrange. La vieille leur raconta une légende concernant une femme poisson qui tomba amoureuse d’un prince en lui sauvant la vie. Elle décida de devenir humaine et alla s’adresser pour cela à une sorcière. Cette dernière conclue un marché horrible : la femme poisson serait humaine un jour et si le prince n’en tombait pas amoureux, alors au coucher du soleil, elle se transformerait en statut. Malheureusement pour la sirène, le prince épousa une autre jeune femme et ne sut jamais que la sirène lui avait sauvé la vie.

Après avoir écouté cette triste histoire, les nains remercièrent la vieille et reprirent leur chemin vers le nord. Ils arrivèrent dans la soirée devant la statut. Ils campèrent là et au réveil, prirent la direction de l’ouest.

La vieille avait raison, en fin de journée, ils débouchèrent sur la plage de la roche percée et virent la bonhomme de pierre.

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Ils sautèrent de joie car bientôt ils pourraient retourner chez eux !!!! Ils décidèrent de camper sur la plage et de chercher la grotte le lendemain. 

Au petit matin, ils se mirent à la recherche de la grotte qu’ils trouvèrent rapidement. Mais il s’agissait en fait d’un trou très sombre et qui semblait descendre très profondément. Pour se donner du courage, ils regardèrent une dernière fois le bonhomme et se laissèrent glisser dans la grotte.

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Après une descente de quelques mètres, il débouchèrent sur un long couloir illuminé par de la mousse fluorescente verte. Ils devaient marcher depuis une bonne heure lorsqu’ils entendirent quelqu’un fredonner un air entraînant : 

 “If you’re seeing things running through your head
Who can you call?
Ghostbusters!
An invisible man sleeping in your bed
Oh, who you gonna call?
Ghostbusters! »*

En se dirigeant vers l’endroit d’où provenait cet air, les nains débouchèrent dans une grande salle voûtée avec de haut murs décorés de pétroglyphes*. 

 

Au milieu de la salle, assis sur un énorme fauteuil, se trouvait Ito le Gostbusters !!!

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Les nains coururent vers lui et lui demandèrent son aide. Ils lui expliquèrent tout ce qui c’était passé dans leur case et Ito d’un air pensif leur répondit :

- Hummmmmmm, je pense qu’il s’agit d’un doghi*, je peux m’en charger ! allez les petits nains, demain vous aurez retrouvé votre case.

- Demain ???! s’étonna Charles, ce n’est pas possible !!! nous avons mis plusieurs jours pour venir !

Ito rit très fort !!

- Hahahahaha, mes petits nains, vous ne savez pas que je dispose d’une paire de voute-voute* de sept lieux ???!! je vous prends dans une petite sacoche et en quelques enjambées, nous serons chez vous !!

Les nains étaient surpris et admiratifs, ils avaient en face d’eux un homme qui pouvait tout résoudre !!

Ito se leva et alla chercher une petite sacoche dans laquelle rentèrent les nains. Puis, Il enfila ses voute-voutes, sortit de la grotte et parcouru très rapidement la distance entre la plage et la case des petits nains.

Arrivé devant la case, il déposa les nains et scruta attentivement la case. Il plissa ses yeux, se gratta la barbe, sortit son fusil et récita une incantation.

- Baboum !!!!!!*

Une énorme décharge électrique sortit du canon renversant et éblouissant tout le groupe. Lorsqu’ils se relevèrent la case avait disparu ! A sa place, on pouvait admirer maintenant une imposant maison calédonienne de type colonial*.

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Les nains poussèrent un cri d’horreur !!!!!! –« Qu’avez vous fait à notre case ???!!!!

-  Je ne sais pas, je suis vraiment désolé mais j’ai du me tromper dans mon incantation, mais je vous assure que le doghi n’est plus là.

- Peut-être, répondit William, mais ce n’est plus chez nous !!! S’il vous plait que notre petite case réapparaisse !!

- J’aimerais bien mais malheureusement, je suis trop fatigué, vous savez la magie demande beaucoup d’énergie. Si je mangeais et dormais un peu, je pense que je pourrais après, faire réapparaître votre case. Les nains étaient consternés car ils n’avaient plus rien à manger. 

Heureusement pour eux, au même moment passait une petite fille toute habillée de rouge et tenant un énorme panier à la main. 

Jean-Jacques se précipita vers elle et lui demanda si elle n’avait pas un peu de nourriture dans son panier.

Oh que si, répondit la petit fille. J’ai une énorme salade tahitienne que ma maman a préparé et je l’apporte à mère-grand !

- S’il vous plait, pourriez-vous nous en donner un peu, c’est pour notre ami assis là-bas, il a besoin de manger un peu pour reprendre des forces.

La petite fille accepta de bon cœur, tant qu’il en restait pour sa mère-grand…

Ito pu alors se régaler et faire une petite sieste. A son réveil et après quelques étirements, il reprit son fusil, se re-concentra et tira à nouveau.

- Baboum !!! 

Et le miracle s’accomplit, la maison coloniale se retransforma en leur adorable petite case. Les nains sautèrent de joie !! Ils remercièrent chaleureusement Ito et coururent à l’intérieur de leur maison. Ito avec un grand sourire s’en retourna, à l’aide de ses voute-voutes de sept lieux, dans sa grotte. Les nains ayant retrouvé leur case firent la fête jusqu’à point d’heure et vécurent heureux jusqu’à la fin de leur vie.   

FIN 

 

 

 

Je remercie Bertrand de m’avoir laissé utiliser ses deux dessins, Ito pour m’avoir permis d’utiliser son nom et sa caricature et les gens qui m’ont aidée pour les termes calédoniens et leur définition.    

Ainsi s’achève mon blog en Nouvelle-Calédonie. J’espère que mes amis français en auront bien profité et qu’ils se sont bien amuser à tout lire. Je voudrais aussi dire merci à tous les calédoniens que j’ai rencontré (Sonia, Céline, Manu, Didier, Régine, Nat, Philippe, mes professeurs e danses et le groupe, et plein d’autres encore) car c’est grâce à eux que j’ai passé un excellent séjour ici. 

 Tata 

ps : il est possible que je fasse encore un article avec juste des paysages et une musique, alors retournez-y peut-être dans quelques temps… 

*case dite en ruche d’abeille :

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* Enboucaner : emboucaner vient de boucan. Boucan est un terme d origine amérindienne (langue tupi des côtes d’Amérique du Sud -Caraïbes). Il désignait à l’origine la viande fumée (par les boucaniers). Il prend ensuite dans le parler créole le sens de poison (d’où le terme emboucaner). Il arrive en Nouvelle-Calédonie avec la colonisation et va désigner certaines pratiques autochtones d’ensorcellement ou d’empoisonnement. Désigne également le paquet magique ou l’herbe ou la réparation qui porte la magie à proximité de victime choisie.

*tricots-rayés :  Surnom donné à cause de sa couleur (il est annelé de noir sur fond bleu ou jaune) au plus commun des serpents marins de Nouvelle-Calédonie (Laticauda). Il existe aussi une marque de vêtement dont le logo est un tricot-rayé humouristique. C’est l’image que j’ai mise dans l’histoire.

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* Awa : expression de surprise très employée en calédonie, comme tout ce que dit le serpent dans l’histoire.

* Niaouli : c’est un arbre caractéristique de la NC, son essence possède un ensemble de propriétés thérapeutique avec un pouvoir curatif et antiseptique. En inhalation, elle est excellente contre les angines et les gros rhumes, diluée avec de l’eau favorise la cicatrisation de la peau, lutte contre les douleurs rhumatismales. En tisane, elle contribue a un bon sommeil.

* corossol : fruit calédonien.

*Squash : sorte de citrouille.

* Igname : Plante grimpante vivace de la famille des Dioscoréacées. Sa tige souterraine tubérisée se consomme bouillie ou rôtie. Elle est représentée en Nouvelle-Calédonie par 10 espèces d’inégale importance.

* Pomme liane : nom donné en calédonie à ce que nous nous appelons fruit de la passion. 

* le coco : il s’agit d’une noix de coco, mais ici, ils apelleent ça un coco, attention a ne pas vous tromper!!!

* Omaï : c’est un fruit séché enrobé de poudre acide, les enfants ici en rafollent. Ils vendent maintenant que la poudre.

* Bougna : C’est le plat traditionnel de Nouvelle-Calédonie par excellence, C’est une sorte de ragoût aux innombrables variantes selon les possibilités d’approvisionnement ou les goûts, mais la trame reste la même : dans une enveloppe de feuilles de bananier on dispose des légumes (taros’, ignames*, etc) et des viandes (poulets, poissons, ou crabes, ou langouste, etc) arrosés de lait de coco ‘. Le paquet ainsi constitué est fermé hermétiquement par une demi-palme de cocotier ou une liane », puis mis à cuire au four’ canaque. Le bougna est réellement le plat des grandes occasions et suppose un travail important de préparation. Etre invité à un bougna est un témoignage d’amitié à ne pas méconnaître.

* roussette : Varièté de chauve-souris, elle est très prisée comme viande, surtout dans le bougna.

* chanson du film SOS fantôme. 

* Pétroglyphes : Un pétroglyphe est un dessin symbolique gravé sur de la pierre. 

* Doghi : petit farfadet local…petit être qui amie jouait des tours aux êtres-humains.    

* Voute-voute : mot pour désigner une paire de tong. Il s’agit en fait de bruit que fait la tong quand on la lance. Le mot tong n’existe pas en Calédonie, on parle de claquettes.

* Baboum : Onomatopée qui traduit un bruit’ d’explosion qui accompagne une forte déflagration. « On a entendu des « baboums » dans la montagne. Très employée en Calédonie. * Salade tahitienne : C’est l’appellation calédonienne de ce que les Tahitiens appellent salade de poisson et les Anglo-saxons du poisson mariné. La salade tahitienne est un plat très apprécié en Nouvelle-Calédonie. 

 

* maison coloniale : maison de forme rectangulaire, entourée d’un couloir extèrieur qui peut se fermer à l’aide de panneau de bois coulissant.

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